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  • Quatre pièces du vestiaire masculin des années 50 : chemise de bowling à panneau écossais, gilet de costume camel, pantalon à pinces écru, mocassin en cuir fauve
  • Comment étaient habillés les hommes dans les années 50 ? Le vestiaire complet


    Dans les années 50, un homme s’habille en trois couches : chemise, gilet ou pull sans manches, veste. Le pantalon est haut et large, la chaussure est en cuir, et rien ne serre. Voici le vestiaire complet, pièce par pièce, avec ce qui se reporte aujourd’hui sans avoir l’air costumé.

    Par Haanania Boko, rédaction Mode Vintage.

    Le vestiaire masculin des années 50, en une liste

    Huit pièces suffisent à reconstituer une garde-robe masculine de la décennie, et elles couvrent tout ce qu’on cherche sous le terme de vêtements années 50 homme. Presque tout ce qu’on range aujourd’hui sous vêtement vintage homme descend de l’une d’elles.

    • Le costume à épaules structurées. Veste croisée ou droite, taille légèrement marquée, pantalon assorti. La tenue de la ville et du bureau.
    • La chemise de bowling. Manches courtes, col ouvert, deux tons, un panneau contrasté sur le devant. La pièce la plus reconnaissable de la décennie.
    • La chemise imprimée, dite hawaïenne. Rapportée du Pacifique par les soldats démobilisés, elle devient la chemise de vacances.
    • Le gilet de costume. Cinq boutons, pointe basse, porté sous la veste ou seul avec les manches retroussées.
    • Le pull sans manches à col en V. En laine torsadée, sur chemise et cravate. La couche intermédiaire de la mi-saison.
    • Le pantalon à pinces. Taille haute, jambe large, souvent à revers en bas.
    • Le tee-shirt blanc et le jean. Sous-vêtement militaire et vêtement de travail, devenus tenue de sortie chez les jeunes.
    • Le blouson de cuir. Le contrepoint du costume, et le signe de ralliement de toute une génération.

    La décennie a donc deux visages qui coexistent : l’homme en costume et le jeune homme en tee-shirt. Les deux se croisent dans la même rue, et c’est ce contraste qui rend la période intéressante à porter.

    Le costume : épaules, revers, deux ou trois boutons

    La silhouette de départ est celle d’un V inversé : épaules larges, taille resserrée, jambe qui reprend du volume. Trois détails la fabriquent.

    L’épaule. Elle est rembourrée, mais pas anguleuse comme elle le deviendra dans les années 80. La couture d’épaule dépasse légèrement l’articulation, ce qui élargit la carrure sans donner l’air d’un uniforme.

    Le revers. Assez large, cranté ou en pointe. Un revers étroit, c’est déjà la décennie suivante : les années 60 amincissent tout, revers, cravates et pantalons.

    Le boutonnage. Trois boutons dont on ferme celui du milieu, ou deux boutons dont on ferme le premier. Le croisé, plus habillé, reste réservé aux hommes plus âgés et aux occasions.

    La longueur de veste est un marqueur qu’on oublie : elle couvre les fesses. Une veste courte, coupée à la hanche, appartient à une autre époque. Dans les vestes vintage et les hauts et vestes, c’est la première chose à regarder sur la photo de dos.

    La chemise : bowling, imprimée, blanche

    Trois chemises couvrent toute la décennie, et elles ne se portent pas dans les mêmes moments.

    La chemise de bowling est celle qui date une tenue en une seconde. Col ouvert posé à plat, manches courtes, deux panneaux de couleurs différentes, parfois une poche poitrine avec un liseré. Elle se porte par-dessus le pantalon, jamais rentrée.

    La chemise imprimée tient la même place l’été. Grand motif végétal, fond sombre ou clair, manches courtes. Elle se porte ouverte sur un tee-shirt blanc, et c’est ce détail qui empêche l’effet touriste.

    La chemise blanche reste la base du costume. Col classique, poignets simples ou mousquetaires selon la formalité. Elle est la seule des trois qui se porte rentrée, cravate ou pas. Le rayon des chemises vintage en compte plusieurs coupes.

    Trois chemises années 50 comparées : chemise de bowling noire à panneau écossais, chemise imprimée à motif végétal doré, chemise blanche à col classique
    La chemise de bowling se reconnaît à son panneau contrasté, la chemise imprimée à son col ouvert posé à plat, la chemise blanche à son col fermé et ses manches longues.

    Un mot sur la coupe : la chemise de l’époque est ample, avec de l’aisance sous les bras et un dos qui bouge. Si vous avez l’habitude des coupes ajustées d’aujourd’hui, prenez votre taille habituelle et acceptez le volume. C’est lui qui donne l’allure.

    Trois pièces pour commencer une tenue années 50

    Une chemise de bowling, un gilet de costume, une chemise en coton et lin : les trois couches du haut.

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    Le gilet, la pièce qui date une tenue

    C’est la pièce la plus efficace du lot, et la moins chère à ajouter. Un gilet sur une chemise, et la tenue change d’époque, sans veste et sans cravate.

    Le gilet de costume se boutonne haut, descend en pointe sous la ceinture, et se porte assez ajusté pour ne pas bâiller. Il se marie avec un pantalon d’une autre couleur, ce qui était courant à l’époque et qu’on hésite à faire aujourd’hui à tort.

    Le pull sans manches à col en V, en laine torsadée ou à motif, est sa version décontractée. Il se porte sur chemise, cravate visible dans l’encolure. C’est la pièce des photos de famille du début de la décennie.

    Le gilet en laine à chevrons se situe entre les deux : la matière du costume, la coupe du gilet, mais un motif qui l’autorise en journée. Le rayon des gilets vintage en compte des unis et des motifs.

    Trois gilets homme comparés : gilet de costume camel boutonné, gilet tricoté à col en V sur chemise et cravate, gilet en laine à chevrons brun
    Le gilet de costume descend en pointe sous la ceinture, le gilet tricoté laisse voir la cravate dans le V, le gilet à chevrons apporte la matière sans la formalité.

    Une règle de proportion utile : le gilet doit couvrir la ceinture. S’il laisse voir la chemise entre son bord bas et le pantalon, c’est qu’il est trop court ou que le pantalon est trop bas. Sur une taille haute d’époque, le problème ne se pose pas.

    Le pantalon à pinces, la taille haute, les revers

    Le pantalon est la pièce qui a le plus changé, et celle qu’on rate le plus souvent en essayant de refaire une tenue de la décennie avec un pantalon d’aujourd’hui.

    La taille est haute, au nombril ou juste en dessous. C’est ce qui permet à la veste de couvrir la ceinture et au gilet de rejoindre le pantalon. Un pantalon taille basse casse toute la silhouette, quelle que soit la qualité du haut.

    Les pinces partent de la ceinture et donnent de l’aisance sur la cuisse. Une ou deux de chaque côté. Elles ne grossissent pas, contrairement à ce qu’on croit : elles laissent le tissu tomber droit au lieu de le tendre.

    La jambe est large et droite, sans se resserrer à la cheville. Le bas repose sur la chaussure avec un léger pli, et se termine souvent par un revers de quatre à cinq centimètres, qui lui donne du poids et le fait mieux tomber.

    Trois pantalons homme comparés : pantalon écru à jambe large et taille haute, pantalon gris à bretelles avec revers, pantalon à carreaux discrets à jambe fine
    Le pantalon à jambe large tombe droit depuis la ceinture, le modèle à bretelles monte plus haut et se termine par un revers, le pantalon à carreaux montre ce que la décennie suivante en fera.

    Sur les pantalons vintage, le repère qui ne trompe pas se lit sur la photo portée : regardez où tombe la ceinture par rapport au nombril. Plus elle remonte, plus la coupe est fidèle à la période.

    L’autre versant : tee-shirt, jean, blouson de cuir

    Pendant que les pères portent le costume, une partie des jeunes adopte trois pièces venues du travail et de l’armée. Le cinéma les rend visibles à toute une génération : Marlon Brando dans L’Équipée sauvage en 1953, puis James Dean dans La Fureur de vivre en 1955.

    Le tee-shirt blanc. Il servait de sous-vêtement dans l’armée. Porté seul, col rond, manches courtes, il devient un vêtement à part entière, parfois avec un paquet de cigarettes roulé dans la manche.

    Le jean à jambe droite. Denim brut, taille normale, souvent porté avec un revers large en bas. C’est un vêtement de travail détourné, et c’est cela qui fait scandale à l’époque.

    Le blouson de cuir. Coupe courte qui s’arrête à la taille, fermeture zippée en biais ou droite, poches obliques. Il se porte sur le tee-shirt, jamais sur une chemise habillée.

    Tenue rebelle des années 50 : tee-shirt blanc col rond, blouson effet cuir marron à fermeture zippée, jean bleu clair à jambe droite
    Trois pièces et une seule silhouette : le tee-shirt blanc, le blouson effet cuir coupé à la taille, le jean à jambe droite.

    C’est de là que viennent les mots qu’on lit encore dans les recherches : greaser pour cette silhouette-là, rockabilly pour sa version musicale et colorée, avec la chemise de bowling et le pantalon à revers. Notre rayon rockabilly réunit les deux registres, et les jeans vintage les coupes droites qui vont avec.

    Les chaussures : mocassin, richelieu, bicolore

    La chaussure des années 50 est en cuir, elle a une semelle visible et elle se cire. Trois familles se partagent la décennie.

    Le mocassin. À pampilles, à barrette ou uni, il se porte aussi bien avec un costume qu’avec un pantalon de toile. C’est la chaussure qui a le plus survécu : on la reporte aujourd’hui sans qu’elle date.

    Le richelieu et le derby. Chaussure à lacets, bout fleuri ou lisse, en cuir noir ou marron. Réservée au costume et aux occasions.

    La bicolore. Deux cuirs contrastés, blanc et marron le plus souvent. C’est la chaussure de la danse et des orchestres, celle qui accompagne le rockabilly.

    Trois mocassins homme comparés : mocassin fauve à pampilles et semelle fine, mocassin brun à semelle épaisse et couture apparente, mocassin souple à enfiler
    Le mocassin à pampilles sur semelle fine va avec le costume, celui à semelle épaisse supporte la journée, le souple s’enfile sans les mains.

    Une remarque utile : la chaussette est visible quand on est assis, et elle faisait partie de la tenue. Unie et assortie au pantalon pour le costume, blanche avec le jean pour la silhouette rebelle. Le rayon des chaussures vintage couvre les trois familles, et les bottes vintage prennent le relais en hiver.

    Trois mocassins pour finir la tenue

    Cuir, semelle visible, à pampilles ou à barrette : la chaussure qui accompagne le pantalon à pinces.

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    Chapeau, cravate, bretelles, ceinture

    Les accessoires font la moitié du travail, et ce sont eux qui manquent le plus souvent quand une tenue « années 50 » ne fonctionne pas.

    Le chapeau. L’homme des années 50 se couvre encore en ville. Le feutre à bord souple domine la première moitié de la décennie, avant de reculer devant la tête nue. Pour un usage quotidien aujourd’hui, la casquette plate est plus facile à porter et tout aussi juste, surtout avec une tenue de travail. Les casquettes vintage en proposent en laine et en toile.

    La cravate. Elle est plus large qu’aujourd’hui et plus courte, le nœud est simple. Les motifs sont géométriques ou figuratifs, parfois franchement bavards.

    Les bretelles. Elles tiennent le pantalon taille haute mieux qu’une ceinture, parce qu’elles ne compriment pas la taille. Elles se portent sous le gilet, pas par-dessus la chemise seule si l’on veut rester habillé.

    La ceinture. Fine, en cuir, boucle discrète, assortie aux chaussures. C’est une règle de l’époque qui tient toujours. Le rayon des ceintures vintage et celui de la maroquinerie complètent l’ensemble.

    Deux objets terminent la silhouette : la montre à bracelet cuir, portée serrée, et les boutons de manchette sur les poignets mousquetaires d’une chemise habillée.

    Les couleurs et les matières de la décennie

    La palette est plus riche qu’on ne l’imagine en regardant les photos en noir et blanc.

    Registre Couleurs Matières
    Ville et bureau Gris anthracite, bleu marine, brun, prince-de-galles Laine peignée, flanelle, tweed
    Fin de semaine Beige, écru, vert olive, bordeaux Coton, toile, velours côtelé
    Été et vacances Turquoise, jaune paille, corail, imprimés végétaux Coton léger, lin, rayonne
    Silhouette rebelle Blanc, bleu denim, noir, rouge Jersey de coton, denim brut, cuir

    Deux matières datent immédiatement une tenue : la flanelle, une laine douce et légèrement duveteuse qui absorbe la lumière, et le velours côtelé, qui revient chaque hiver. Les pulls vintage en laine torsadée jouent le même rôle sur le haut.

    Les hommes qu’on a copiés

    Trois silhouettes ont façonné la décennie, et les reconnaître aide à choisir son registre.

    Marlon Brando impose le tee-shirt blanc et le blouson de cuir dans L’Équipée sauvage en 1953. Ce que le film montre, ce n’est pas un vêtement de mode, c’est un vêtement de travail porté hors du travail.

    James Dean reprend la silhouette deux ans plus tard dans La Fureur de vivre, avec un blouson rouge et un jean, et lui donne un visage plus jeune, moins menaçant. C’est cette version qui se diffuse.

    Elvis Presley arrive en 1956 et ajoute la couleur : chemise à col ouvert, veste claire, coupe de cheveux gominée en banane. Le registre est celui de la scène, pas celui de la rue, mais il rend tout permis.

    À côté d’eux, le costume continue sa route sans bruit, porté par les acteurs de la même période dans un tout autre registre. C’est ce grand écart qui explique pourquoi une soirée sur le thème des années 50 accepte aussi bien un costume qu’un blouson de cuir.

    Porter les années 50 aujourd’hui sans avoir l’air costumé

    La règle tient en un chiffre : une pièce marquée à la fois, deux au maximum. Au-delà, on quitte le vêtement pour le costume de scène.

    Ce qui se porte tel quel, sans que personne ne remarque une référence : le mocassin, le pull sans manches à col en V, la chemise blanche, le pantalon à pinces dans un ton neutre, la casquette plate.

    Ce qui se remarque et qu’il faut donc doser : la chemise de bowling, le gilet de costume porté seul, les bretelles, la chemise à grand imprimé, la chaussure bicolore.

    Trois associations qui fonctionnent au quotidien. Un pantalon à pinces écru avec un tee-shirt blanc et des mocassins, en été. Un gilet tricoté sur une chemise blanche avec un jean droit, à la mi-saison. Une chemise de bowling ouverte sur un tee-shirt uni, avec un pantalon foncé, le soir.

    La question de la coupe compte plus que celle de la pièce. Un vêtement des années 50 porté dans une taille trop ajustée perd tout ce qui faisait son allure. Notre guide s’habiller vintage quand on est un homme revient sur ce point en détail.

    Quelle pièce pour quelle occasion

    Occasion Le haut Le bas Aux pieds
    Soirée à thème Chemise de bowling, gilet Pantalon à pinces, revers Mocassin ou bicolore
    Mariage rétro Costume, gilet, cravate large Pantalon assorti taille haute Richelieu ciré
    Journée d’été Chemise imprimée sur tee-shirt Pantalon de toile clair Mocassin souple
    Tous les jours Pull sans manches, chemise unie Jean droit ou pantalon à pinces Mocassin, casquette plate

    Si la soirée porte sur une autre décennie, les repères changent complètement : les années 60 amincissent tout, les années 80 élargissent les épaules et sortent les couleurs vives, et les années 90 font tomber le volume au sol. Le rayon vintage par époque range les pièces dans cet ordre.

    Le vestiaire des années 50 est donc plus large qu’un costume et un chapeau. C’est une décennie qui a produit à la fois le vêtement le plus formel du siècle et la tenue la plus décontractée qui soit, et la seule chose à décider avant de commander est de savoir de quel côté vous vous placez.

    Questions fréquentes

    Comment s’habiller pour une soirée années 50 quand on est un homme ?

    Trois pièces suffisent et elles se choisissent ensemble : une chemise de bowling ou une chemise imprimée, un pantalon à pinces à taille haute, et un mocassin ou une chaussure bicolore. Ajoutez un gilet si la soirée est habillée, ou un blouson de cuir et un tee-shirt blanc si vous préférez le registre rockabilly. Le détail qui compte le plus est la taille du pantalon : haute, elle change toute la silhouette.

    Comment s’habiller années 50 en été ?

    La chemise imprimée à manches courtes portée ouverte sur un tee-shirt blanc, avec un pantalon de toile clair à pinces et des mocassins souples sans chaussettes visibles. Les matières de la période pour la saison chaude sont le coton léger, le lin et la rayonne. La chemise de bowling remplit exactement le même rôle si vous préférez un motif plus discret.

    Quelles sont les tenues les plus élégantes pour hommes des années 60 ?

    Les années 60 reprennent le costume mais l’amincissent partout : revers étroits, cravate fine, veste courte, pantalon sans revers et coupé plus près de la jambe. Le col roulé sous une veste s’impose en fin de décennie, et la chaussure devient plus fine et plus pointue. Nous avons détaillé cette silhouette dans notre article sur la mode masculine des années 60.

    Comment s’habillaient les hommes dans les années 80 ?

    Épaules très larges et rembourrées, vestes amples portées manches retroussées, chemises à motifs géométriques, pantalons à pinces resserrés à la cheville, et des couleurs franches. C’est l’exact opposé de la sobriété des années 50 sur la couleur, mais les deux décennies partagent le goût de l’épaule marquée. Le sujet est traité dans notre article sur l’habillement masculin des années 80.

    Ces vêtements sont-ils des pièces d’origine des années 50 ?

    Non. Tout notre catalogue est neuf, d’inspiration rétro. Les coupes, les cols et les matières reprennent celles de la période, la fabrication est actuelle. Concrètement, les tailles suivent les standards d’aujourd’hui, les tissus sont neufs et lavables en machine pour la plupart, et vous ne récupérez ni une odeur d’armoire ni une fermeture à réparer.

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